Le sexe : que des avantages

Le point sur les études scientifiques liées à la relation sexuelle

La sexualité engendre souvent une gêne dans les discussions et il est plus aisé de ne parler que des déviances qu'elle peut engendrer (pornographie, viols, etc.), au point d'en oublier bien souvent tous les bienfaits.

Mettons donc ces accusations de côté, et attardons-nous maintenant ce qui semble à présent démontré de façon scientifique.

Le sperme, un anti-depresseur

Certaines études ont découvert que les femmes n'utilisant pas de préservatifs pendant leur rapports sexuels ont tendance à être moins déprimées et sont moins tentées par le suicide.

D’autres études, comme celle de Gallup a étudié un échantillon de 293 étudiantes ayant une activité sexuelle sans préservatif. L’étude montre que ces étudiantes avaient tendance à chercher plus de partenaires que les étudiantes utilisant le préservatif, et sont plus sensibles au bien-être engendré par les rapports sexuels avec émission séminale intra-vaginale.

Le sperme contient des hormones y compris testostérone, oestrogène, prolactine, progestérone et prostaglandines. Certains sont absorbés à travers les parois vaginales.

Gallup a contrôlé les méthodes de contraception, la fréquence des rapports sexuels, et la perception des femmes de leur activité sexuelle. Il conclut que les femmes ayant une sexualité régulière sans préservatifs montrent plus de résistance à la dépression. L'étude de Gallup démontre un effet chimique du sperme sur le corps féminin.

Le coït, une activité sportive

Le coït, comme toute activité, augmente le rythme cardiaque et pulmonaire. Il nécessite l'usage de nombreux muscles. Même si un coït moyen n'est pas très consommateur en énergie, dès lors qu'on le fait durer, il a des effets bénéfiques sur le corps et ralentit le vieillissement.

En effet, en plus de l'augmentation de l'activité cardio-pulmonaire, l'irrigation plus intense du corps, notamment du cerveau, permet de ralentir le vieillissement.

La fréquence conseillée est de (minimum) 3 séances par semaine, de 30 minutes (minimum) chacune. Autant dire qu'il vaut mieux apprendre à faire durer l'activité plutôt de que s'activer furtivement dans la pénombre propice d'une porte cochère, même si les positions sont plus acrobatiques.

L'orgasme contre les maux de tête

L'orgasme libère dans le sang de l'endorphine et de la sérotonine.

La sérotonine sécrétée pendant l'orgasme resserre les vaisseaux sanguins dilatés du cerveau qui causaient le mal de tête.

L'endorphine est réputée pour être un puissant anti-douleur. Un orgasme libère l'équivalent de 2 aspirines d'endorphine dans le sang, ce qui est largement suffisant pour anéantir les maux de têtes. L'augmentation du taux d'endorphine dure entre une et trois heures.

Donc, si madame a un mal de tête, surtout, il faut lui faire l'amour.

L'orgasme contre les douleurs menstruelles

Le mécanisme de ces douleurs restent inconnu, mais la contraction et la décontraction des vaisseaux sanguins et des muscles de la zone pelvienne au cours de la relation sexuelle semble améliorer le syndrome prémenstruel.

L'orgasme pour aider la fécondation

Chez la femme, au moment même de l'orgasme, l'utérus, le vagin et les muscles du bassin subissent une série de contractions musculaires.

Les contractions de l'utérus permettent à plus de spermatozoïdes de passer dans celui-ci et de faciliter ainsi la fécondation.

Une autre explication vient s'ajouter au rôle de l'orgasme, notamment au rôle des contractions utérines au moment de l'orgasme. La théorie de la rétention de sperme (Sperm Retention Theory) expliquerait que les contractions provoqueraient un effet de succion qui aspirerait le sperme à l'intérieur du vagin afin de limiter la perte de sperme au moment de l'éjaculation et favoriser ainsi la fécondation. C'est plus particulièrement l'ocytocine qui aurait un rôle prépondérant dans la contraction musculaire au moment de l'orgasme.

A partir de cette Sperm Retention Theory, d'autres théories arguent que, les contractions (et donc l'orgasme) favorisant la fécondation, l'orgasme permettrait aux femmes de sélectionner le(s) bon(s) partenaire(s). Plus elles auront d'orgasmes, plus elles auront de facilités à être fécondées et à perpétuer l'espèce. L'orgasme (et donc la performance orgasmique du partenaire) serait donc un critère de sélection comme un autre.

Les caresses contre le stress

L'enveloppe corporelle est sensible au toucher et donc aux caresses. Celles-ci libèrent dans le corps une hormone, l'ocytocine qui, même si elle intervient dans l'accouchement, est aussi une molécule anti-stress.

Donc conserver le contact avec son partenaire, échanger les caresses, les baisers, entretient non seulement la flamme dans le couple, mais permet aussi de lutter efficacement contre le stress.

L'éjaculation contre le cancer de la prostate

Une étude épidémiologique sur 30 000 hommes menée par Michael Leitzman a démontré que les hommes qui éjaculent entre 13 et 20 fois par mois ont un risque plus faible de 14% d'avoir un cancer de la prostate que la moyenne (entre 4 et 7 éjaculation par mois). Les hommes qui éjaculent plus de 21 fois par mois ont un rique 33% plus faible.

L'explication avancée est que des composés toxiques naturels s'accumulent dans la prostate et que l'éjaculation permet de les éliminer. Or, une trop grande expositions à ces composés toxiques favoriseraient un cancer de la prostate.

Une vie sexuelle active pour un meilleur salaire

Une étude portant sur 7 500 personnes, menée par Nick Drydakis, a montré que celles qui avaient plus de 4 rapports sexuels par semaine avaient un revenu plus élevé que les autres, notamment entre 26 et 50 ans. L'explication avancée est que ces personnes sont plus heureuses et ont une meilleure estime d'elles-mêmes.

Attention cependant, l'activité sexuelle des hommes diminue avec la quantité de tâches ménagères qu'ils ont à réaliser. A contrario, les hommes qui réalisent des tâches habituellemnt masculines (payer les factures, entretenir le véhicule) ont des rapports sexuels plus fréquents.